vendredi 27 décembre 2013

Jean-Claude Juncker à la Commission ? Le « non » d’Angela Merkel

Jean-Claude Juncker THIERRY ROGE/REUTERS Jean-Claude Juncker. THIERRY ROGE/REUTERS

La course est loin d’être gagnée pour Jean-Claude Juncker, « prêt si on le lui demande » à être le candidat du Parti populaire européen (PPE) pour la présidence de la Commission européenne après les élections de mai 2014.

Ces derniers jours, Angela Merkel a exprimé à divers interlocuteurs ses plus vives réticences à l’idée de voir l’ex-premier ministre luxembourgeois porter les couleurs de sa famille politique. Hostile, au départ, à l’idée de désigner un chef de file, la chancelière allemande ne veut pas prendre le risque de soutenir un candidat qu’elle juge « problématique », notamment parce qu’il pourrait heurter certains aspects du programme de Berlin pour l’Europe. Angela Merkel, indique une source gouvernementale allemande, avait, en revanche, fait savoir discrètement qu’elle appuierait la candidature du Luxembourgeois s’il voulait devenir secrétaire général du Conseil de l’Europe, l’institution strasbourgeoise qui veille sur le respect des droits de l’homme. Jean-Claude Juncker aurait à briguer ce poste.

La perspective d’un veto de la chancelière rassure, au passage, le nouveau gouvernement du Grand-Duché, qui s'épargnerait ainsi un casse-tête : comment aurait-il justifié un éventuel veto à la nomination de Jean-Claude Juncker ? La coalition libérale-socialiste-écologiste dirigée par Xavier Bettel est née d’une volonté d’écarter le Parti chrétien social et son inamovible chef, affaibli mais encore vainqueur des élections d’octobre…

Sortir du bois... ou pas

Au PPE, l’opposition de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) à la candidature de l’ancien président de l’Eurogroupe va compliquer un peu plus la donne. Les prétendants sont, en théorie, nombreux, mais lesquels oseront « sortir du bois » au risque d'essuyer une défaite qui leur serait néfaste au plan national ?

Aucun candidat ne fait l’unanimité à ce stade. Le chef du gouvernement irlandais Enda Kenny a les faveurs du premier ministre britannique ,David Cameron, ce qui le rend suspect aux yeux de beaucoup. Le Finlandais Jyrki Katainen a été l’un des premiers à se dévoiler, mais ce dirigeant mal connu d’un pays du « triple A » devait effrayer les Etats du Sud. Berlin penche pour son collègue polonais Donald Tusk. Mais celui-ci, au pouvoir depuis 2007, est en difficulté dans son pays. Le Letton Valdis Dombrovskis semble toujours sur les rangs. Le commissaire européen Michel Barnier est en campagne. Mais il n’a pas été premier ministre et lui faudrait-il pouvoir compter, lui, l’ancien ministre UMP, sur le soutien d’un gouvernement de gauche… Il lui faudrait aussi vaincre les réticences allemandes et cela fait beaucoup.

Le PPE devra trancher début mars. Dans l’intervalle, le social-démocrate allemand Martin Schulz, candidat du Parti socialiste européen (PSE), peut poursuivre sa campagne, mais il est tout sauf certain de l’appui que pourrait lui apporter Angela Merkel. « En visite à Paris, elle a dit "pourquoi pas ?", mais on ne sait pas ce qu’elle fera », explique un proche du président du Parlement européen.

Pas plus de certitude du côté de la troisième famille politique, l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE) : le duel entre le Belge Guy Verhofstadt et le Finlandais Olli Rehn menace de briser la formation. Un deuxième médiateur a été appelé en renfort. Aux côtés du premier ministre néerlandais, Mark Rutte, Christian Lindner, président du Parti libéral-démocrate (FDP) allemand, tentera de sortir de ce conflit d’ici au 1er février, date du congrès de l’ALDE…

Jean-Pierre Stroobants

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Deux des Pussy Riot persistent à vouloir « chasser » Vladimir Poutine du pouvoir

Le Monde | 27.12.2013 à 13h11 • Mis à jour le 27.12.2013 à 13h12

Les deux membres des Pussy Riot libérées cette semaine ont tenu une conférence de presse à Moscou vendredi 27 décembre.

Nadejda Tolokonnikova, l'une des deux jeunes femmes du groupe contestataire russe Pussy Riot libérées le 23 décembre, a dit vouloir « chasser » le président Vladimir Poutine du pouvoir. La jeune femme a ajouté qu'elle souhaitait que l'ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, gracié par le président russe après dix ans de détention, brigue la présidence et remplace Vladimir Poutine.

Lire le portrait (édition abonné) : Les trois vies de Khodorkovski

« En ce qui concerne Vladimir Poutine, nous n'avons pas changé de position. Nous voudrions continuer à faire ce pour quoi on nous a mises en prison », a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse à Moscou. « Je suis solidaire de cela », a assuré Maria Alekhina aux côtés de Nadejda Tolokonnikova.

Mikhaïl Khodorkovski, l'ancien homme le plus riche de Russie, a quant à lui été libéré le 20 décembre d'une colonie pénitentiaire en Carélie, dans le Grand Nord russe, à la suite d'une grâce accordée par Vladimir Poutine. L'ancien patron du groupe pétrolier Ioukos a été incarcéré pendant dix ans pour « fraude fiscale » puis pour « détournement  ». Il a assuré, dimanche à Berlin, ne pas vouloir s'impliquer dans « la bataille pour le pouvoir ».

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Corruption : le gouvernement turc fait pression sur la justice

L'annonce en a été faite par M. Akkar lui-même, qui en a profité pour livrer aux médias turcs ses quatre vérités dans un communiqué. « J'ai découvert aujourd'hui que j'ai été muté de ma juridiction sans qu'aucune raison ne soit donnée. Tous mes collègues ainsi que le public devraient savoir que, en tant que procureur, j'ai été empêché de lancer une enquête. » Il a notamment mis en cause la police, qui n'aurait pas exécuté les nouveaux mandats d'arrêt qu'il avait lancés à l'encontre d'une trentaine de personnes, dont des députés et des hommes d'affaires. « Par le moyen de la police, la justice a été soumise à des pressions directes, et l'exécution d'ordres donnés par les tribunaux a été entravée. »

Pour justifier cette mutation, le procureur général d'Istanbul, Turhan Colakkadi, a expliqué que le magistrat n'avait pas respecté le code de procédure pénale. Selon lui, Muammar Akkar avait donné des informations aux médias et n'avait pas fourni à ses supérieurs des rapports réguliers sur l'avancement de son enquête.

Lancée la semaine dernière, la vaste enquête anticorruption qu'il menait a provoqué la démission de trois ministres, dont les fils ont été inculpés. Elle a contraint mercredi soir le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, à procéder en urgence à un vaste remaniement ministériel.

Lire la synthèse de notre correspondant (édition abonnés) : Cerné par les affaires, le système Erdogan vacille

L'AKP, « ÉTAT PARALLÈLE »

Cette enquête se déroule sur fond de guerre ouverte entre le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002, et la confrérie du prédicateur musulman Fetullah Gülen, qui fut longtemps son alliée.

M. Erdogan a accusé, sans la nommer, l'organisation de M. Gülen, très influente dans la police et la justice turques, de constituer un « Etat dans l'Etat » à l'origine d'un « complot » contre son gouvernement. Une accusation reprise en miroir par l'opposition, qui estime que M. Erdogan cherche à gouverner le pays par l'intermédiaire d'un « Etat parallèle », l'AKP.

Lire l'éclairage : Scandale de corruption : quel rôle joue l'influente confrérie Gülen ?

Les néonazis allemands s'entre-déchirent

Le Monde | 27.12.2013 à 12h41

Holger Apfel, président démissionnaire du NPD, au centre de la photographie.

Cause de la disgrâce : Holger Apfel est soupçonné par eux d'être homosexuel, rapporte Le Figaro.  « Fait réel ou intrigue, le soupçon est un arrêt de mort politique dans cette formation. A la différence d'autres partis d'extrême droite en Europe, le NPD est intransigeant sur l'homosexualité », explique le quotidien. Le président, menacé d'exclusion, a donc préféré prendre les devants et démissionner. 

UN PARTI MINÉ PAR LES PROBLÈMES FINANCIERS ET JUDICIAIRES

Son remplaçant, Udo Pastörs, est perçu en Allemagne comme plus radical que son prédécesseur. Le Figaro explique ainsi qu'un ouvrage de Joseph Goebbels, ministre de la propagande d'Hitler, trône en bonne place dans la bibliothèque du nouvel homme fort des NPD, dont Udo Pastörs n'a pris la tête que de façon provisoire.

Car un autre faucon du parti, Udo Voigt, ancien chef du NPD, aimerait également représenter le parti aux élections européennes de 2014. Cette guerre des chefs à venir risque donc d'aiguiser les dissenssions internes des néonazis allemands.

Les Etats régionaux allemands, les Länder, ont en effet déposé une demande d'interdiction du NPD, mis en cause pour des liens présumés avec une organisation criminelle. Le NPD, a également vu ses soucis financiers s'aggraver après avoir été dépourvu de financement public, pour cause de soupçons de malversations.

Lire le reportage (abonnés) : En Allemagne, les néonazis narguent l’exécutif

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Amnistiés, les militants de Greenpeace commencent à quitter la Russie

Le militant de Greenpeace Dmitri Litvinov a obtenu jeudi 26 décembre son passeport pour quitter la Russie, après avoir été amnistié.

Le militant Dmitri Litvinov a quitté Saint-Pétersbourg jeudi à bord d'un train en partance pour Helsinki, en Finlande, avant de rejoindre Stockholm (Suède) par ferry. « Je quitte la Russie avec des sentiments mitigés, a-t-il confié. Je ressens d'un côté le soulagement que tout soit terminé et de l'autre un sentiment d'injustice car on nous considère comme des criminels. »

Le militant avait reçu dans la journée un visa lui permettant de quitter le territoire russe après avoir été amnistié, comme 13 autres membres de l'équipage de l'Arctic-Sunrise, dont le Français Francesco Pisanu. Vendredi, ce sont cinq Britanniques et un Canadien qui ont décollé de l'aéroport de Saint-Pétersbourg, sans préciser leur destination. Les douze autres militants amnistiés restants doivent recevoir vendredi leur visa pour quitter le pays, à en croire le service fédéral d'immigration russe.

Les « 30 de l'Arctique », comme avaient été surnommés ces militants de Greenpeace, avaient été arraisonnés le 18 septembre en mer de Petchora alors qu'ils menaient une opération à bord du brise-glace Arctic-Sunrise contre la plateforme pétrolière Prirazlomnaïa, exploitée par le gazier russe Gazprom dans l'Arctique. L'ONG entendait attirer l'attention sur les dangers des forages pétroliers dans cet écosystème fragile.

Lire (édition abonnés) : Les « 30 », un équipage aux 18 nationalités et aux motivations multiples

AMNISTIÉS, COMME LES PUSSY RIOT

Inculpés dans un premier temps de piraterie, un crime passible de quinze ans de prison au maximum, les militants ont vu leur chef d'inculpation requalifié par la suite en « hooliganisme », délit qui leur faisait encourir jusqu'à sept ans de détention.

Libérés sous caution en novembre, ils ont bénéficié du décret d'amnistie du 18 décembre. Votée par le Parlement russe à l'occasion du vingtième anniversaire de la Constitution russe, la décision concerne également les membres du groupe contestataire Pussy Riot qui purgeaient une peine de deux ans de détention pour avoir chanté en février 2012 une « prière punk » contre Vladimir Poutine dans la cathédrale de Moscou.

Lire le décryptage : Russie : comme Greenpeace, les Pussy Riot bientôt amnistiées ?

Sur les 30 membres de l'équipage, les 26 non-Russes ne pouvaient jusqu'alors pas sortir du territoire, car ils avaient été interpellés en mer sans visa pour la Russie, ce qui les empêchait de la quitter. Quant aux autres, ils sont l'objet des inquiétudes de Dmitri Litvinov : « Les poursuites contre nous sont levées, mais l'affaire n'est pas close. Je m'inquiète pour les autres qui vivent en Russie. »

Dirk : vue du ciel, une ville anglaise sous les eaux

Des vidéos aériennes montrent la ville de Surrey, dans le sud de l'Angleterre, complètement sous les eaux après le passage de la tempête Dirk. Si bien que les habitants optent pour le canoë comme moyen principal de déplacement.

Le Royaume-Uni est le pays qui a le plus souffert de la tempête Dirk qui a soufflé sur l'ouest de l'Europe. Jeudi 26 décembre, quelque treize mille foyers britanniques restaient sans électricité.

Le Monde.fr

Un tribunal russe ordonne l'arrestation de Sergueï Pougatchev

Le Monde | 26.12.2013 à 14h35

Déjà déficitaire en 2007, Hédiard conserve, depuis, des comptes assortis au rouge de ses boîtes en métal et autres minicartons à chapeau.

La justice russe a lancé un avis de recherche contre le milliardaire Sergueï Pougatchev, propriétaire de l'épicerie de luxe française Hédiard, dans le cadre d'une enquête sur la faillite en 2010 de sa banque, Mejprombank, rapporte jeudi 26 décembre le quotidien Kommersant.

« Le tribunal Basmanny de Moscou a ordonné l'arrestation par défaut de Sergueï Pougatchev », qui est actuellement à l'étranger, écrit le journal, citant des sources proches du dossier. Selon Kommersant, l'homme d'affaires est soupçonné d'escroquerie à grande échelle, un délit passible d'une peine allant jusqu'à dix ans de prison en Russie, dans le cadre de l'enquête concernant la faillite en 2010 de la banque Mejprombank, qui aurait effectué des transactions douteuses en sortant des actifs de Russie pour ses propriétaires.

LE « BANQUIER DU KREMLIN »

Considéré dans les années 1990 comme le « banquier du Kremlin », Sergueï Pougatchev, oligarque et ex-sénateur de la région de Touva (Sibérie orientale), a bâti un empire en Russie, mais a aussi acheté nombre d'actifs à l'étranger, parmi lesquels, en 2007, l'épicerie fine française Hédiard. Il a réinjecté en novembre 2,2 millions d'euros dans l'enseigne, placée en redressement judiciaire un mois plus tôt. Son fils, Alexandre Pougatchev, est devenu en 2009, à 23 ans, le propriétaire d'un titre jadis emblématique de la presse française, France Soir.

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Abe au sanctuaire Yasukuni : blâmes au Japon, aigreurs en Chine

Le premier ministre Shinzo Abe avec un prêtre shintoïste au sanctuaire Yasukuni, le 26 décembre.

La visite du premier ministre japonais, Shinzo Abe, au sanctuaire patriotique Yasukuni, qui a provoqué les réactions outrées et menaçantes de la diplomatie chinoise, inquiète aussi la presse nippone. « Est-ce que le premier ministre n'a pas lui-même créé une cause d'instabilité pour son gouvernement ? » interroge ainsi un éditorial du Yomiuri Shimbun, plus grand quotidien japonais, plutôt classé à droite.

« Ce pèlerinage au Yasukuni génère des frictions inutiles à l'intérieur comme à l'extérieur et on ne peut guère considérer que cela profite au pays », écrit le quotidien économique Nikkei, pour qui ce sanctuaire n'est pas un lieu approprié pour prier. Le journal de centre gauche Asahi dénonce aussi un geste « personnel et stérile », effectué « le jour anniversaire de l'arrivée au pouvoir de M. Abe ».

PRENDRE DES MESURES « LÉGÈREMENT EXCESSIVES »

Le Yasukuni honore les âmes de 2,46 millions de militaires tués au combat pendant les guerres modernes. Toutefois, parmi eux se trouvent quatorze criminels de guerre condamnés par les Alliés après la seconde guerre mondiale. La Chine et la Corée du Sud, victimes de la soldatesque nippone durant la première moitié du XXe siècle, considèrent donc comme un affront une visite de dirigeant dans ce sanctuaire de Tokyo, qu'ils voient comme le symbole de la glorification du passé militariste du Japon.

Les relations entre Tokyo et Pékin se sont en outre très dégradées depuis plus d'un an en raison d'une querelle de souveraineté sur des îles inhabitées en mer de Chine orientale, administrées par le Japon sous le nom de Senkaku et revendiquées par la Chine sous celui de Diaoyu.

C'est donc sans surprise que le geste de Shinzo Abe a été fermement condamné, jeudi, par le ministre chinois des affaires étrangères. Mais pour le quotidien officiel Global Times, « les gens en ont assez de pareilles futiles “condamnations” ». « La Chine doit prendre des contre-mesures appropriées et même légèrement excessives », sous peine « d'apparaître comme un tigre de papier », écrit le journal anglophone du Parti communiste chinois, au ton volontiers nationaliste.

ABE DOIT ÊTRE TRAITÉ « COMME LES TERRORISTES »

Le quotidien suggère ainsi de « mettre Abe et ses hommes de main », dont les ministres et députés qui ont rendu visite cette année au sanctuaire, sur une « liste noire » de personnes « totalement indésirables ». « La Chine peut fermer sa porte à ces gens pour une période de cinq ans », poursuit le journal, leur interdisant « toute chance de réparer les relations brisées » entre les deux pays et « avertissant ainsi la prochaine génération de politiciens japonais ». « Le maintien de l'amitié entre la Chine et le Japon ne doit plus être l'essentiel », assène encore le journal, qui demande que le premier ministre japonais soit considéré « comme les terroristes et les fascistes ».

De son côté, le China Daily, évoquant « l'insulte intolérable » de la veille, estime dans un éditorial que « [notre] réponse ne doit en aucune façon s'arrêter aux représentations diplomatiques » et que, pour la communauté internationale et la Chine, « il est temps (...) de reconsidérer sérieusement les relations avec le Japon, en termes de sécurité, de diplomatie et d'économie ».

Plus mesuré, le Quotidien du peuple, organe officiel du PCC, se contente de dénoncer un « défi à la justice historique et à la conscience humaine », estimant que « la société japonaise bascule de plus en plus à droite » et appelant le Japon à « une introspection et des excuses sincères aux peuples victimes » de son passé militariste.

Après la liquidation, onze librairies Chapitre vendues

Le Monde | 26.12.2013 à 20h08 • Mis à jour le 27.12.2013 à 08h11


Le réseau Librairies Chapitre est une filiale du groupe Actissia (France loisirs, Chapitre.com), numéro 2 de la distribution du livre en France.


Selon lui, sur les dix-neuf offres déposées devant le tribunal pour quinze librairies, certaines candidatures n'ont pu être retenues à ce stade pour des raisons procédurales. Parmi les offres validées :

Les éditions Albin Michel reprennent cinq librairies Chapitre, à Paris, Limoges, Orléans, Besançon et Lorient ;Le groupe Madrigall (Gallimard) reprend une des deux librairies de Nancy ;Les établissements d'Angoulême et de Saint-Brieuc sont repris par leurs actuels directeurs ;La librairie de Perpignan est reprise par un directeur régional de Chapitre ;Le magasin de Montélimar est repris par un libraire ;Celui de Cherbourg est repris par le propriétaire du centre Leclerc.

Michel Rességuier dit espérer fortement « une deuxième vague » d'offres en janvier et peut-être une troisième en février si nécessaire, Chapitre tablant sur une poursuite de l'activité jusqu'à cette date.


315 EMPLOIS SAUVÉS


En tenant compte des cinq librairies cédées avant l'ouverture de la procédure, et des onze qui ont trouvé preneur, « ce sont trois cent quinze emplois qui sont ainsi sauvés », a relevé M. Rességuier. « Si on reste sur un rythme comme celui-ci on peut espérer qu'à la fin on aura sauvé la moitié des emplois. C'est quand même douloureux », a déclaré le président des librairies.


Sur un total de douze cents salariés, les emplois d'une centaine de personnes qui travaillent au siège sont d'ores et déjà menacés. Le réseau de librairies, filiale du groupe Actissia (France loisirs, Chapitre.com), qui comptait initialement cinquante-sept établissements, est en liquidation judiciaire depuis le 2 décembre, avec poursuite de l'activité jusqu'au 7 janvier. Le site Internet chapitre.com, société distincte de Librairies Chapitre, n'est pas concerné.

Foot anglais : Arsenal reprend la tête, City fait tomber Liverpool

En mettant fin à la belle série de Liverpool (2-1), Manchester City grimpe à la 2e place et permet à Arsenal, vainqueur dans la douleur de West Ham (3-1), de redevenir leader, après le traditionnel Boxing Day.

Après avoir mené 2-1 au terme d'une première période exceptionnelle d'intensité, les Mancuniens ont résisté en seconde période. Ils doublent les Reds pour 2 points et restent au contact d'Arsenal, laissé à une longueur.

Crédits : AFP/ANDREW YATES facebook twitter google + linkedin pinterest ‹ ›

Inondations et éboulements font 44 morts au Brésil

Des denrées alimentaires ruinées par la montée des eaux et par la boue à Itaguacu, dans l'Etat d'Espirito Santo, au Brésil, mercredi 25 décembre.

Dans l'Etat de l'Espirito Santo, voisin de celui de Rio de Janeiro, 27 morts ont été recensés lors des précipitations, considérées par les autorités comme les plus fortes depuis quatre-vingt-dix ans. Dans ce seul Etat, 61 379 personnes ont été évacuées. « Il va falloir reconstruire l'Etat », a affirmé le gouverneur, Renato Casagrande. Dans les localités inondées, de nombreux ponts et routes ont été endommagés.

Dans le Minas Gerais, où les pluies ont commencé à tomber dès octobre et se sont intensifiées au cours des derniers jours, 17 ont été dénombrés et 4 150 personnes ont dû abandonner leur domicile. Un total de 79 communes de cette province sont touchées et l'état d'urgence a été décrété dans 26 d'entre elles.

Une femme de 56 ans a trouvé la mort le jour de Noël dans un glissement de terrain qui a enseveli sa maison à Juiz de Fora. La semaine dernière, 6 personnes de la même famille, dont un enfant de 7 ans, sont mortes quand un torrent de boue qui a entraîné leur maison à Sardoa, dans l'est du Minas Gerais.

La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, survole l'Etat d'Espirito Santo, mardi 24 décembre.

La présidente, Dilma Rousseff, a visité mardi, veille de Noël, les zones sinistrées d'Espirito Santo et promis une aide gouvernementale aux familles touchées. En janvier 2011, quelques jours après l'arrivée au pouvoir de Mme Rousseff, plus de 900 personnes avaient péri dans la région montagneuse de Rio de Janeiro à cause de pluies torrentielles.

Les travailleurs chinois de la première guerre mondiale (2/2)

IMG_0174 La plaque commémorative des travailleurs chinois de la première guerre mondiale fut inaugurée le 11 novembre 1988 rue Chrétien de Troyes, près de la gare de Lyon à Paris.

Que sont devenus les travailleurs chinois après la signature de l’armistice du 11 novembre 1918 ? La plupart des Chinois recrutés par les Britanniques sont restés jusqu’en 1920. C’est le cas de  ceux qui avaient été recrutés en 1917 pour un contrat de trois ans. « Ils ont servi pour la reconstruction et le nettoyage des champs de bataille dans l’Artois et à Ypres dans les Flandres », précise Ma Li, auteure des Travailleurs chinois dans la première guerre mondiale (2012). Parmi les Chinois employés par la France, les derniers sont repartis en 1922. Fortement invités par les autorités françaises à rentrer chez eux, une petite minorité décide de rester. Emmanuel Ma Mung, géographe, spécialiste des migrations chinoises, estime qu’ils furent entre 2000 et 3000 Chinois à s’installer à Paris, en banlieue et dans certaines grandes villes de province. « Ces personnes venaient tous de la province de Zhejiang au sud de la Chine, notamment de la petite ville de Qingtian et de Wenzhou, explique-t-il. Ils ont retrouvé à Paris, des personnes originaires de la même province, déjà installées en France avant la Première guerre mondiale. Il y avait dans cette région une tradition migratoire ancienne, celle des colporteurs de Qingtian, qui traversaient la Chine et la Russie pour vendre des objets de pierres et des statuettes ».

A Paris, ces Chinois se retrouvent à l’îlot Chalon, près de la gare de Lyon. « Il y avait dans ce quartier des cantines chinoises qui étaient devenuus des petits centres consulaires, indique Marie Holzman, sinologue, auteur de Chinois de Paris (1989). Un point de rencontre pratique pour ces hommes débarqués en bateau à Marseille qui arrivaient en train à la gare de Lyon. « Il faut garder à l’esprit qu’ils n’étaient jamais sortis de leur village et qu’ils ne parlaient pas un mot de français ni même de mandarin », rappelle Marie Holzman. Selon Ma Li, 80% des travailleurs chinois venus travailler en France étaient illettrés. Après la guerre, la plupart deviennent colporteurs. « Comme ceux qui étaient là avant, ils vendaient sur les marchés des produits de maroquinerie », ajoute Emmanuel Ma Mung. A partir du milieu des années 1920, les Chinois s’installent également dans d’autres quartiers. A Richard-Lenoir, ils travaillent dans l’ébénisterie. Dans le Sentier et aux Arts-et-Métiers, ils sont embauchés dans des ateliers de textile tenus par les Juifs. Petit à petit, les Chinois rachètent ces ateliers. « L’expansion des Chinois dans le quartier des Arts-et-Métiers date véritablement de la seconde guerre mondiale, précise Marie Holzman. Beaucoup de Juifs ont alors été déportés par les Allemands. Dès qu'un atelier était vide, les Chinois s'installaient ».

Dans quelle mesure ces immigrés chinois s’intègrent-ils dans la société française de l’époque ? « Ils se sont intégrés économiquement, mais il ne faut pas oublier qu’en arrivant en France, ils n’avaient jamais vu une école de leur vie. Il est très difficile de saisir leur vision du monde », déclare Emmanuel Ma Mung. Selon Ma Li, l’intégration se fait notamment par le mariage. Nombre des Chinois épousent des Françaises, souvent des migrantes venues d'Alsace, de Normandie et de Bretagne. Une petite partie d’entre eux sont politisés et syndicalisés, en particulier, ceux qui ont travaillé dans les usines françaises. Comme pour beaucoup de Chinois de l’époque, leur conscience politique naît pendant la Conférence de paix de Paris. La Chine, qui se trouvait dans le camp des vainqueurs de la guerre parce qu’elle avait pourvu les Alliés en main d’œuvre, assiste impuissante au transfert de la province du Shandong au nord de la Chine (détenue par les Allemands) au Japon. « Or, la grande majorité des travailleurs chinois venaient du Shandong. Pour eux, c’était une humiliation, insiste Ma Li. C’est à cause d’eux qu’est né le mouvement du 4 mai 1919, qui voit plus de 3000 étudiants se réunir devant la place Tiananmen, pour manifester contre le traité ».

Selon l’historienne, les travailleurs chinois découvrent les idées marxistes et anarchistes au contact des milliers de jeunes concitoyens venus étudier en France dans les années 1920, tels Zhou Enlai (premier ministre chinois de 1949 à 1976) et Deng Xiaoping  (président de facto de la Chine de 1978 à 1992). Entre la fin de la guerre et 1927, 4000 jeunes chinois avaient fréquenté les universités françaises dans le cadre du mouvement Travail-Etudes, créé par le Chinois Li Shizeng, philanthrope et admirateur de la culture française. « Ces Chinois sont d'autant plus sensibles au discours communiste dans les années 1920 qu'ils sont venus ou restés parce que la France est le pays de la Révolution, explique Marie Holzman. 1789 exerce une très grande fascination sur eux. Le pôle d'attraction n'était pas encore l'URSS qui émergeait à peine de sa révolution. A l'époque, on allait faire ses études à Paris ». Pour Emmanuel Ma Mung, l’influence de ces étudiants est à relativiser : « D’après les témoignages recueillis, les intellectuels comme Zhou Enlai venaient manger dans les cantines de l'îlot Chalon, ils y rencontraient ces Chinois d’extraction très populaire. Leur but était de les éduquer, mais ils n’ont pas été très suivis, parce que la différence sociale était trop énorme ».

Lorsque l'îlot Chalon est rasé dans les années 1970, beaucoup de Chinois s'installent  à Cormeilles-en-Parisis (Val d'Oise), mais aussi dans les quartiers parisiens des Arts-et-Métiers et de Belleville. Au sein des familles immigrées chinoises, la mémoire des travailleurs de la première guerre mondiale s'est peu à peu éteinte. « On sait qu'un grand oncle est venu travailler pendant la guerre, mais cette mémoire est restée cantonnée dans les familles, explique Emmanuel Ma Mung. Il n'y a pas eu de travail de mémoire collectif ». L'une des seules démarches a été tuée dans l'oeuf : l'Association générale des travailleurs chinois en France avait demandé dans les années 1920 que leurs concitoyens morts pendant la première guerre mondiale soient enterrés dans un cimetière, mais cette demande fut rejetée par les autorités françaises, pour des raisons budgétaires. Ce n'est que le 11 novembre 1988, qu'une plaque commémorative est apposée près de la gare de Lyon à Paris (Voir photo). Elle est inaugurée par Paul Quilès, député, membre du Conseil de Paris et ancien ministre de la Défense. Une stèle « à la mémoire des travailleurs et des combattants chinois morts pour la France » est ensuite érigée en 1998 dans le jardin Baudricourt, à Paris dans le 13e arrondissement. Dernier geste de reconnaissance en date de la part de l'Etat français envers ces travailleurs chinois : le financement par le ministère de la défense d'un important travail de recherche sous la direction de l'historienne Ma Li, en 2012.

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Violences à l'Allianz Riviera : sursis et interdiction de stade

Plusieurs personnes avaient été blessées lors d'incidents survenus avant la rencontre entre Nice et Saint-Etienne le 24 novembre à l'Allianz Riviera.

Les deux prévenus qui risquaient les peines les plus lourdes, un Stéphanois et un Niçois, ont finalement été condamnés à six mois avec sursis et deux ans d'interdiction de stade. Le ministère public avait requis à leur encontre cinq mois ferme, deux ans d'interdiction de stade et 750 euros d'amende.

Lire l'analyse : Le foot français de nouveau en proie à la violence

HUIT BLESSÉS

Conformément aux réquisitions du procureur, quatre autres supporteurs stéphanois comparaissant libres, mais placés sous contrôle judiciaire strict, ont reçu de peines de quatre à six mois de prison avec sursis, une amende de 750 euros et une interdiction de stade de 12 à 18 mois. Ils devront en outre effectuer 170 heures de travaux d'intérêt général. Une peine d'amende de 300 euros a été infligée au dernier Stéphanois, soupçonné d'avoir jeté une bouteille de soda en plastique vers les supporteurs adverses.

Ces violences avaient fait huit blessés parmi les stadiers, et entraîné la dégradation de 200 sièges dans le stade. Les sept hommes, âgés de 19 à 26 ans, ont reconnu à l'audience ces violences et dégradations au sein de l'enceinte sportive. Certains de ces supporteurs ont précisé au tribunal qu'ils tournaient la page du football.

Après la liquidation, onze librairies Chapitre vendues

Le Monde | 26.12.2013 à 20h08 • Mis à jour le 27.12.2013 à 08h11


Le réseau Librairies Chapitre est une filiale du groupe Actissia (France loisirs, Chapitre.com), numéro 2 de la distribution du livre en France.


Selon lui, sur les dix-neuf offres déposées devant le tribunal pour quinze librairies, certaines candidatures n'ont pu être retenues à ce stade pour des raisons procédurales. Parmi les offres validées :

Les éditions Albin Michel reprennent cinq librairies Chapitre, à Paris, Limoges, Orléans, Besançon et Lorient ;Le groupe Madrigall (Gallimard) reprend une des deux librairies de Nancy ;Les établissements d'Angoulême et de Saint-Brieuc sont repris par leurs actuels directeurs ;La librairie de Perpignan est reprise par un directeur régional de Chapitre ;Le magasin de Montélimar est repris par un libraire ;Celui de Cherbourg est repris par le propriétaire du centre Leclerc.

Michel Rességuier dit espérer fortement « une deuxième vague » d'offres en janvier et peut-être une troisième en février si nécessaire, Chapitre tablant sur une poursuite de l'activité jusqu'à cette date.


315 EMPLOIS SAUVÉS


En tenant compte des cinq librairies cédées avant l'ouverture de la procédure, et des onze qui ont trouvé preneur, « ce sont trois cent quinze emplois qui sont ainsi sauvés », a relevé M. Rességuier. « Si on reste sur un rythme comme celui-ci on peut espérer qu'à la fin on aura sauvé la moitié des emplois. C'est quand même douloureux », a déclaré le président des librairies.


Sur un total de douze cents salariés, les emplois d'une centaine de personnes qui travaillent au siège sont d'ores et déjà menacés. Le réseau de librairies, filiale du groupe Actissia (France loisirs, Chapitre.com), qui comptait initialement cinquante-sept établissements, est en liquidation judiciaire depuis le 2 décembre, avec poursuite de l'activité jusqu'au 7 janvier. Le site Internet chapitre.com, société distincte de Librairies Chapitre, n'est pas concerné.

Abe au sanctuaire Yasukuni : blâmes au Japon, aigreurs en Chine

Le premier ministre Shinzo Abe avec un prêtre shintoïste au sanctuaire Yasukuni, le 26 décembre.

La visite du premier ministre japonais, Shinzo Abe, au sanctuaire patriotique Yasukuni, qui a provoqué les réactions outrées et menaçantes de la diplomatie chinoise, inquiète aussi la presse nippone. « Est-ce que le premier ministre n'a pas lui-même créé une cause d'instabilité pour son gouvernement ? » interroge ainsi un éditorial du Yomiuri Shimbun, plus grand quotidien japonais, plutôt classé à droite.

« Ce pèlerinage au Yasukuni génère des frictions inutiles à l'intérieur comme à l'extérieur et on ne peut guère considérer que cela profite au pays », écrit le quotidien économique Nikkei, pour qui ce sanctuaire n'est pas un lieu approprié pour prier. Le journal de centre gauche Asahi dénonce aussi un geste « personnel et stérile », effectué « le jour anniversaire de l'arrivée au pouvoir de M. Abe ».

PRENDRE DES MESURES « LÉGÈREMENT EXCESSIVES »

Le Yasukuni honore les âmes de 2,46 millions de militaires tués au combat pendant les guerres modernes. Toutefois, parmi eux se trouvent quatorze criminels de guerre condamnés par les Alliés après la seconde guerre mondiale. La Chine et la Corée du Sud, victimes de la soldatesque nippone durant la première moitié du XXe siècle, considèrent donc comme un affront une visite de dirigeant dans ce sanctuaire de Tokyo, qu'ils voient comme le symbole de la glorification du passé militariste du Japon.

Les relations entre Tokyo et Pékin se sont en outre très dégradées depuis plus d'un an en raison d'une querelle de souveraineté sur des îles inhabitées en mer de Chine orientale, administrées par le Japon sous le nom de Senkaku et revendiquées par la Chine sous celui de Diaoyu.

C'est donc sans surprise que le geste de Shinzo Abe a été fermement condamné, jeudi, par le ministre chinois des affaires étrangères. Mais pour le quotidien officiel Global Times, « les gens en ont assez de pareilles futiles “condamnations” ». « La Chine doit prendre des contre-mesures appropriées et même légèrement excessives », sous peine « d'apparaître comme un tigre de papier », écrit le journal anglophone du Parti communiste chinois, au ton volontiers nationaliste.

ABE DOIT ÊTRE TRAITÉ « COMME LES TERRORISTES »

Le quotidien suggère ainsi de « mettre Abe et ses hommes de main », dont les ministres et députés qui ont rendu visite cette année au sanctuaire, sur une « liste noire » de personnes « totalement indésirables ». « La Chine peut fermer sa porte à ces gens pour une période de cinq ans », poursuit le journal, leur interdisant « toute chance de réparer les relations brisées » entre les deux pays et « avertissant ainsi la prochaine génération de politiciens japonais ». « Le maintien de l'amitié entre la Chine et le Japon ne doit plus être l'essentiel », assène encore le journal, qui demande que le premier ministre japonais soit considéré « comme les terroristes et les fascistes ».

De son côté, le China Daily, évoquant « l'insulte intolérable » de la veille, estime dans un éditorial que « [notre] réponse ne doit en aucune façon s'arrêter aux représentations diplomatiques » et que, pour la communauté internationale et la Chine, « il est temps (...) de reconsidérer sérieusement les relations avec le Japon, en termes de sécurité, de diplomatie et d'économie ».

Plus mesuré, le Quotidien du peuple, organe officiel du PCC, se contente de dénoncer un « défi à la justice historique et à la conscience humaine », estimant que « la société japonaise bascule de plus en plus à droite » et appelant le Japon à « une introspection et des excuses sincères aux peuples victimes » de son passé militariste.

Foot anglais : Arsenal reprend la tête, City fait tomber Liverpool

En mettant fin à la belle série de Liverpool (2-1), Manchester City grimpe à la 2e place et permet à Arsenal, vainqueur dans la douleur de West Ham (3-1), de redevenir leader, après le traditionnel Boxing Day.

Après avoir mené 2-1 au terme d'une première période exceptionnelle d'intensité, les Mancuniens ont résisté en seconde période. Ils doublent les Reds pour 2 points et restent au contact d'Arsenal, laissé à une longueur.

Crédits : AFP/ANDREW YATES facebook twitter google + linkedin pinterest ‹ ›

Foot anglais : suivez City-Liverpool en direct

0' Blessé aux ischio-jambiers en League Cup il y a 10 jours, Pablo Zabaleta est finalement rétabli. Avec le retour du latéral argentin, Gaël Clichy est envoyé sur le banc après avoir été testé sur le côté droit, le weekend dernier à Fulham. Martin Demichelis, lui, est forfait de dernière minute. En attaque, toujours en l'absence de Sergio Agüero, Manuel Pellegrini a décidé de repasser avec une seule pointe, Edin Dzeko étant remplacé par Jesus Navas. Le onze de départ: Hart - Zabaleta, Lescott, Kompany (cap.), Kolarov - Fernandinho, Yaya Touré - Navas, Silva, Nasri - Negredo.

Inondations et éboulements font 44 morts au Brésil

Des denrées alimentaires ruinées par la montée des eaux et par la boue à Itaguacu, dans l'Etat d'Espirito Santo, au Brésil, mercredi 25 décembre.

Dans l'Etat de l'Espirito Santo, voisin de celui de Rio de Janeiro, 27 morts ont été recensés lors des précipitations, considérées par les autorités comme les plus fortes depuis quatre-vingt-dix ans. Dans ce seul Etat, 61 379 personnes ont été évacuées. « Il va falloir reconstruire l'Etat », a affirmé le gouverneur, Renato Casagrande. Dans les localités inondées, de nombreux ponts et routes ont été endommagés.

Dans le Minas Gerais, où les pluies ont commencé à tomber dès octobre et se sont intensifiées au cours des derniers jours, 17 ont été dénombrés et 4 150 personnes ont dû abandonner leur domicile. Un total de 79 communes de cette province sont touchées et l'état d'urgence a été décrété dans 26 d'entre elles.

Une femme de 56 ans a trouvé la mort le jour de Noël dans un glissement de terrain qui a enseveli sa maison à Juiz de Fora. La semaine dernière, 6 personnes de la même famille, dont un enfant de 7 ans, sont mortes quand un torrent de boue qui a entraîné leur maison à Sardoa, dans l'est du Minas Gerais.

La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, survole l'Etat d'Espirito Santo, mardi 24 décembre.

La présidente, Dilma Rousseff, a visité mardi, veille de Noël, les zones sinistrées d'Espirito Santo et promis une aide gouvernementale aux familles touchées. En janvier 2011, quelques jours après l'arrivée au pouvoir de Mme Rousseff, plus de 900 personnes avaient péri dans la région montagneuse de Rio de Janeiro à cause de pluies torrentielles.

Jean-Claude Juncker à la Commission ? Le « non » d’Angela Merkel

Jean-Claude Juncker THIERRY ROGE/REUTERS Jean-Claude Juncker. THIERRY ROGE/REUTERS

La course est loin d’être gagnée pour Jean-Claude Juncker, « prêt si on le lui demande » à être le candidat du Parti populaire européen (PPE) pour la présidence de la Commission européenne après les élections de mai 2014.

Ces derniers jours, Angela Merkel a exprimé à divers interlocuteurs ses plus vives réticences à l’idée de voir l’ex-premier ministre luxembourgeois porter les couleurs de sa famille politique. Hostile, au départ, à l’idée de désigner un chef de file, la chancelière allemande ne veut pas prendre le risque de soutenir un candidat qu’elle juge « problématique », notamment parce qu’il pourrait heurter certains aspects du programme de Berlin pour l’Europe. Angela Merkel, indique une source gouvernementale allemande, avait, en revanche, fait savoir discrètement qu’elle appuierait la candidature du Luxembourgeois s’il voulait devenir secrétaire général du Conseil de l’Europe, l’institution strasbourgeoise qui veille sur le respect des droits de l’homme. Jean-Claude Juncker aurait à briguer ce poste.

La perspective d’un veto de la chancelière rassure, au passage, le nouveau gouvernement du Grand-Duché, qui s'épargnerait ainsi un casse-tête : comment aurait-il justifié un éventuel veto à la nomination de Jean-Claude Juncker ? La coalition libérale-socialiste-écologiste dirigée par Xavier Bettel est née d’une volonté d’écarter le Parti chrétien social et son inamovible chef, affaibli mais encore vainqueur des élections d’octobre…

Sortir du bois... ou pas

Au PPE, l’opposition de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) à la candidature de l’ancien président de l’Eurogroupe va compliquer un peu plus la donne. Les prétendants sont, en théorie, nombreux, mais lesquels oseront « sortir du bois » au risque d'essuyer une défaite qui leur serait néfaste au plan national ?

Aucun candidat ne fait l’unanimité à ce stade. Le chef du gouvernement irlandais Enda Kenny a les faveurs du premier ministre britannique ,David Cameron, ce qui le rend suspect aux yeux de beaucoup. Le Finlandais Jyrki Katainen a été l’un des premiers à se dévoiler, mais ce dirigeant mal connu d’un pays du « triple A » devait effrayer les Etats du Sud. Berlin penche pour son collègue polonais Donald Tusk. Mais celui-ci, au pouvoir depuis 2007, est en difficulté dans son pays. Le Letton Valdis Dombrovskis semble toujours sur les rangs. Le commissaire européen Michel Barnier est en campagne. Mais il n’a pas été premier ministre et lui faudrait-il pouvoir compter, lui, l’ancien ministre UMP, sur le soutien d’un gouvernement de gauche… Il lui faudrait aussi vaincre les réticences allemandes et cela fait beaucoup.

Le PPE devra trancher début mars. Dans l’intervalle, le social-démocrate allemand Martin Schulz, candidat du Parti socialiste européen (PSE), peut poursuivre sa campagne, mais il est tout sauf certain de l’appui que pourrait lui apporter Angela Merkel. « En visite à Paris, elle a dit "pourquoi pas ?", mais on ne sait pas ce qu’elle fera », explique un proche du président du Parlement européen.

Pas plus de certitude du côté de la troisième famille politique, l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE) : le duel entre le Belge Guy Verhofstadt et le Finlandais Olli Rehn menace de briser la formation. Un deuxième médiateur a été appelé en renfort. Aux côtés du premier ministre néerlandais, Mark Rutte, Christian Lindner, président du Parti libéral-démocrate (FDP) allemand, tentera de sortir de ce conflit d’ici au 1er février, date du congrès de l’ALDE…

Jean-Pierre Stroobants

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La sélection scientifique de la semaine (numéro 102)

H5N1- Une nouvelle polémique entre chercheurs au sujet de travaux sur le virus de la grippe aviaire H5N1, qui risquent de le rendre plus dangereux pour l'humain. (en anglais) Pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents, j'avais évoqué ces recherches controversées au début de l'année.

- La narcolepsie, une maladie auto-immune ?

- La fin de l'année, c'est le moment des rétrospectives. Avant que je ne vous propose celle de "Passeur de sciences" ce week-end, voici celle du Monde : 2013 en 20 images de science.

- On parle évidemment dans cette rétrospective de la première greffe d'un cœur artificiel définitif, réalisée en France. Après ce succès, d'autres opérations identiques devraient suivre au cours des prochaines semaines.

Le Figaro propose un portfolio des plus belles images d'astronomie diffusées par la NASA cette année.

- Et puisqu'on parle de la NASA, il semble qu'elle n'ait plus vraiment de budget pour les grandes missions interplanétaires qui ont fait sa renommée scientifique. (en anglais)

- La BBC revient aussi sur 2013 avec une approche science-technologie-environnement. (en anglais)

- Les données brutes de la science sont mal conservées et disparaissent très vite. (en anglais)

- Le débat de la semaine sur ce blog tournait autour des inégalités hommes-femmes dans la recherche mondiale.

- Après les exoplanètes, la première lune détectée hors du Système solaire ? (en anglais)

- 61 ans après avoir été condamné à la castration chimique pour son homosexualité, le génial mathématicien britannique Alan Turing, un des fondateurs de l'informatique, a enfin été grâcié.

- Quels risques courons-nous à faire reposer une bonne partie de nos technologies de pointe sur des métaux rares ? (en anglais)

- Le pillage des forêts de Papouasie-Nouvelle-Guinée s'accélère.

- En Australie, plus de 300 requins signalent leur position aux baigneurs et aux surfeurs à l'aide de Twitter. (en anglais)

- Un article à lire entre deux réveillons : on recherche des huîtres résistant aux épidémies.

- Question d'actualité cinématographique : est-ce que la vitamine D aide les hobbits à gagner à la fin ?

- Pour finir : je vous conseille de jeter un œil sur ma chronique "Improbablologie" publiée chaque mardi dans le supplément Science & Médecine du Monde. Au menu cette semaine, né et mort de rire...

Pierre Barthélémy (suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

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Mort d'Arthur Conte, historien et ancien président de l'ORTF

Né le 31 mars 1920 à Salses, petit village des Pyrénées-Orientales, fils d'un modeste viticulteur, Arthur Conte gardera de ses origines catalanes une voix rocailleuse, un regard ardent et un goût acharné pour le travail. Diplômé d'études supérieures classiques, il milite très tôt au sein de la SFIO avant d'être envoyé en Allemagne, en 1943, au titre du service du travail obligatoire, où son attitude hostile lui vaudra d'être interné dans des camps de représailles.

DE LA SFIO À POMPIDOU

A la Libération, il devient secrétaire de la fédération socialiste de son département (1946), maire de Salses (1947), éditorialiste à L'Indépendant de Perpignan (1950) avant d'être conseiller général du canton de Latour-de-France (1951). De juin à novembre 1957, il fait partie du gouvernement Bourgès-Maunoury comme secrétaire d'Etat à l'industrie et au commerce.

Elu député SFIO des Pyrénées-Orientales (1951-1957), il retrouvera son siège de 1958 à 1962. Démissionnaire en 1963 de la SFIO, réélu à l'Assemblée nationale en 1968 sous l'étiquette socialiste indépendant, il y siégea jusqu'en 1972 au sein du groupe parlementaire de l'UDR (gaulliste) auquel il avait adhéré.

Vice-président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale en 1959, il préside ensuite l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale en 1961-1962. Partisan actif de Georges Pompidou à l'élection présidentielle de 1969, il est, en 1972, l'un des orateurs de la majorité pour le oui au référendum sur l'élargissement de l'Europe des Six.

UN ÉCRIVAIN PROLIFIQUE

Nommé à 53 ans, en juillet 1972, à la tête de l'ORTF avec le titre de PDG encore jamais attribué, Arthur Conte se propose, dès son entrée en fonction, de « faire chanter la France », c'est-à-dire de faire une télévision moins pessimiste. Il sera destitué de son poste en octobre 1973. On lui reprochera notamment de n'avoir pas su remettre en ordre l'énorme machine qu'était l'Office et d'avoir laissé se développer dans certains services un état d'esprit jugé hostile au pouvoir.

Ecrivain fécond, Arthur Conte est l'auteur de très nombreux ouvrages parmi lesquels Yalta ou le partage du monde, L'Epopée mondiale du siècle (cinq volumes), Le 1er janvier 1900, Le 1er janvier 1920, Le 1er janvier 1940, Le 1er janvier 1960, Le 1er janvier 1980, L'Homme Giscard, Les dictateurs du XXe siècle, Les Présidents de la Ve République, Joffre, L'Epopée coloniale de la France, Nostalgies françaises, Au village de mon enfance.

En 1997, il avait publié son autobiographie, Un provincial à Paris, et en 2002 une fresque sur le Roussillon, Ma terre de toujours. Histoire d'une province française. Il avait publié en 2004 un ouvrage sur Les Bâtisseurs de la France, de l'an 1000 à l'an 2000. Il était le père de l'écrivaine et académicienne Dominique Bona et de Pierre Conte, ancien président du FigaroMédias.

Paris : l'UDI rafle la seule tête de liste du MoDem

Jean-Louis Borloo a obtenu de Nathalie Kosciusko-Morizet une seconde tête de liste UDI pour les municipales à Paris, au détriment du MoDem.

Les ébauches de listes publiées samedi par NKM et ses alliés parisiens de l'UDI (Christian Saint-Etienne) et du MoDem (Marielle de Sarnez) avaient fait bondir le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo. Il estimait que l'accord du 5 décembre passé entre les trois partis n'était pas respecté, notant l'absence des noms de quatre candidats UDI.

Lire : L'accord UMP-UDI-MoDem à Paris n'est pas respecté, selon M. Borloo

Les discussions, qui ont repris mardi, devraient bénéficier à au moins une candidate UDI déçue : Edith Gallois, qui siège actuellement au conseil de Paris, devrait remplacer la MoDem Fadila Mehal comme tête de liste dans le 13e arrondissement – une information confirmée par la principale intéressée. « Son cas n'est plus en discussion », a renchéri une source à l'UMP.

DEUX AUTRES CAS EN DISCUSSION

Ces sources n'ont toutefois pas confirmé les informations du Figaro selon lesquelles les cas de deux autres candidats UDI seraient en passe de se « régler » : Olga Johnson dans le 8e, et Raoul Delamare, qui remplacerait Atanase Périfan dans le 20e.

La chef de file MoDem déchue, Fadila Mehal, a déploré que Jean-Louis Borloo, dont elle fut conseillère au ministère de l'emploi et de la cohésion sociale (2004-2007), « s'aligne sur la droite la plus conservatrice », se disant « extrêmement peinée et meurtrie que ça vienne des centristes ».

« Il faudrait au moins que le MoDem ait une tête de liste », a-t-elle ajouté, laissant entendre aussi qu'on lui reprochait d'avoir appelé à voter François Hollande à la présidentielle de 2012.

Lire aussi : Pour NKM, la campagne de Paris se transforme en règlements de comptes

Violences à l'Allianz Riviera : sursis et interdiction de stade

Plusieurs personnes avaient été blessées lors d'incidents survenus avant la rencontre entre Nice et Saint-Etienne le 24 novembre à l'Allianz Riviera.

Les deux prévenus qui risquaient les peines les plus lourdes, un Stéphanois et un Niçois, ont finalement été condamnés à six mois avec sursis et deux ans d'interdiction de stade. Le ministère public avait requis à leur encontre cinq mois ferme, deux ans d'interdiction de stade et 750 euros d'amende.

Lire l'analyse : Le foot français de nouveau en proie à la violence

HUIT BLESSÉS

Conformément aux réquisitions du procureur, quatre autres supporteurs stéphanois comparaissant libres, mais placés sous contrôle judiciaire strict, ont reçu de peines de quatre à six mois de prison avec sursis, une amende de 750 euros et une interdiction de stade de 12 à 18 mois. Ils devront en outre effectuer 170 heures de travaux d'intérêt général. Une peine d'amende de 300 euros a été infligée au dernier Stéphanois, soupçonné d'avoir jeté une bouteille de soda en plastique vers les supporteurs adverses.

Ces violences avaient fait huit blessés parmi les stadiers, et entraîné la dégradation de 200 sièges dans le stade. Les sept hommes, âgés de 19 à 26 ans, ont reconnu à l'audience ces violences et dégradations au sein de l'enceinte sportive. Certains de ces supporteurs ont précisé au tribunal qu'ils tournaient la page du football.

Tout Leonardo DiCaprio en un seul film

Leonardo DiCaprio a grandi sous les yeux des spectateurs. De son premier grand rôle à 18  ans dans Blessures secrètes (1993) jusqu'au Loup de Wall Street, cette année, vingt ans se sont écoulés. Une carrière jalonnée d'une trentaine de films qui ont inspiré à la chaîne de YouTube Official Comedy un montage façon biopic.

On y voit donc le jeune Leonardo de son départ (violent) du foyer familial jusqu'à son ascension ultime dans la finance, en passant par la délinquance (Mort ou vif, Gangs of New York), la drogue (Basketball Diaries), les premiers émois amoureux (Roméo + Juliette), l'exil et le voyage (Titanic, Blood Diamonds), les reconversions ou les passages à l'hôpital, psychiatrique de préférence (Attrape-moi si tu peux, Shutter Island), les problèmes de couple (Les Noces rebelles) ou la grande vie (Aviator, Gatsby le Magnifique).

Le mashup, qui n'extrait que les moments les plus extrêmes de sa filmographie, donne à voir une vie à l'écran particulièrement trépidante. La chaîne avait déjà réalisé une rétrospective façon biopic de 3 minutes sur la carrière de Tom Hanks qui, par contraste, paraît bien calme malgré rien de moins qu'un retour mouvementé de l'espace (Apollo 13), la survie sur une île déserte (Seul au monde) ou une prise en otage par des pirates somaliens (Capitaine Philips).

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Violences à l'Allianz Riviera : sursis et interdiction de stade

Plusieurs personnes avaient été blessées lors d'incidents survenus avant la rencontre entre Nice et Saint-Etienne le 24 novembre à l'Allianz Riviera.

Les deux prévenus qui risquaient les peines les plus lourdes, un Stéphanois et un Niçois, ont finalement été condamnés à six mois avec sursis et deux ans d'interdiction de stade. Le ministère public avait requis à leur encontre cinq mois ferme, deux ans d'interdiction de stade et 750 euros d'amende.

Lire l'analyse : Le foot français de nouveau en proie à la violence

HUIT BLESSÉS

Conformément aux réquisitions du procureur, quatre autres supporteurs stéphanois comparaissant libres, mais placés sous contrôle judiciaire strict, ont reçu de peines de quatre à six mois de prison avec sursis, une amende de 750 euros et une interdiction de stade de 12 à 18 mois. Ils devront en outre effectuer 170 heures de travaux d'intérêt général. Une peine d'amende de 300 euros a été infligée au dernier Stéphanois, soupçonné d'avoir jeté une bouteille de soda en plastique vers les supporteurs adverses.

Ces violences avaient fait huit blessés parmi les stadiers, et entraîné la dégradation de 200 sièges dans le stade. Les sept hommes, âgés de 19 à 26 ans, ont reconnu à l'audience ces violences et dégradations au sein de l'enceinte sportive. Certains de ces supporteurs ont précisé au tribunal qu'ils tournaient la page du football.

Zlatan Ibrahimovic refuse d’être comparé à une footballeuse

Zlatan Ibrahimovic. (AFP PHOTO / ROMAIN LAFABREGUE) Zlatan Ibrahimovic. (AFP PHOTO / ROMAIN LAFABREGUE)

Tout est parti d'une voiture offerte par la Fédération suédoise de football au milieu international Anders Svensson, le 11 novembre, pour célébrer son record de sélections (cent quarante-quatre). Un cadeau qui a déplu à certaines footballeuses suédoises, qui y ont vu un flagrant traitement de faveur masculin. Il se trouve en effet que la milieu de terrain Therese Sjogran n'a pas eu droit aux mêmes honneurs lors de la même soirée de gala, alors qu'elle détient le record de cent quatre-vingt-sept sélections, comme le rapporte le Guardian. L'affaire a rebondi mercredi 25 décembre, Zlatan Ibrahimovic était alors interrogé sur la polémique par le quotidien Expressen.

Le capitaine de l'équipe de Suède et par ailleurs attaquant du PSG n'a pas hésité à choisir son camp, comme le rapporte L'Equipe : "Si elles veulent, je peux signer un papier pour qu'elles obtiennent un vélo", ironise-t-il. Avant de donner son avis sur la question encore plus franchement : "Quand je suis à l'étranger, on me compare à Messi et Ronaldo. Quand je rentre à la maison, on me compare avec des footballeuses (...) L'été dernier, on m'a demandé : 'Qui est le meilleur : Lotta Schelin [l'attaquante suédoise de Lyon] ou vous ?' Non mais c'était une plaisanterie ou quoi ?! Avec tout le respect dû aux femmes, elles doivent être récompensées à hauteur de ce qu'elles génèrent [financièrement]."

S'il ne nie pas l'importance du football féminin en Suède, il la relativise : "L'attention que le football féminin obtient dans notre pays est sans équivalent dans le monde. C'est en soi une chose étonnante. Attention, elles accomplissent leur travail merveilleusement bien, et elles continueront à le faire, mais on ne peut pas comparer le football masculin et le football féminin. Arrêtez avec cette blague."

La réaction des joueuses ne s'est pas fait attendre. Pia Sundhage, la coach de l'équipe nationale féminine, estime que ces propos sont "tristes" et "fatigants". "Je suis d'accord avec lui quand il dit que l'équipe masculine rapporte davantage d'argent. Mais c'est une question de respect, nous faisons le même travail", a-t-elle confié à SVT Sport.

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Le feu sous la glace : les images du 26 décembre

Les pompiers luttent contre un feu à Simi Valley, dans le comté de Ventura, en Californie, le 25 décembre.

cheb f

Cheb Faisal
Cheb Faisal is an Algerian young artist of the most gifted of his generation. Rai made ​​her dance in public all good evenings Oran and elsewhere. The playboy of the Arabic song has a very pretty voice, blackberry and worked. A voice talent that can be found on his album "Cheb Faisal" released in 2009. On the latter, there are well-known singles already heard regularly on radio as "el Aandek yethaleb kavi ki", "Heta lwinta", "Rani maak f hazard", but also "Ghadi". With this success, Cheb Faisal makes with "Rahi Tashar", which gives him an even wider notoriety. Site Web For Cheb Faisal , Listen to Cheb Faisal mp3 2014 Free, Le Dernier album Cheb Faisal , Telecharger mp3 Cheb Faisal gratuitement , Chansons gratuites de Cheb Faisal , Photo de Cheb Faisal , Video clip gratuite de Cheb Faisal , Download free mp3 Cheb Faisal , Parole de Cheb Faisal , Song of Cheb Faisal mp3

Deux des Pussy Riot persistent à vouloir « chasser » Vladimir Poutine du pouvoir

Les deux membres des Pussy Riot libérées cette semaine ont tenu une conférence de presse à Moscou vendredi 27 décembre.
Nadejda Tolokonnikova, l'une des deux jeunes femmes du groupe contestataire russe Pussy Riot libérées le 23 décembre, a dit vouloir « chasser » le président Vladimir Poutine du pouvoir. La jeune femme a ajouté qu'elle souhaitait que l'ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, gracié par le président russe après dix ans de détention, brigue la présidence et remplace Vladimir Poutine.
« En ce qui concerne Vladimir Poutine, nous n'avons pas changé de position. Nous voudrions continuer à faire ce pour quoi on nous a mises en prison », a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse à Moscou. « Je suis solidaire de cela », a assuré Maria Alekhina aux côtés de Nadejda Tolokonnikova.

Les deux jeunes femmes, condamnées en août 2012 pour avoir chanté une prière « anti-Poutine » dans la cathédrale Saint-Sauveur de Moscou, ont été remises en liberté après avoir été amnistiées en vertu d'une loi approuvée par le Parlement russe la semaine dernière. Elles devaient initialement sortir de détention en mars 2014.

Mikhaïl Khodorkovski, l'ancien homme le plus riche de Russie, a quant à lui été libéré le 20 décembre d'une colonie pénitentiaire en Carélie, dans le Grand Nord russe, à la suite d'une grâce accordée par Vladimir Poutine. L'ancien patron du groupe pétrolier Ioukos a été incarcéré pendant dix ans pour « fraude fiscale » puis pour « détournement  ». Il a assuré, dimanche à Berlin, ne pas vouloir s'impliquer dans « la bataille pour le pouvoir ».

Le Plantu du mois : Hollande en Centrafrique

François Hollande a terminé l'année comme il l'avait commencée : en engageant l'armée française en Afrique. Après l'opération Serval au Mali, c'est en territoire centrafricain que les militaires français tentent de stabiliser une situation particulièrement tendue. A travers ses dessins, Pantu revient sur cette actualité.

Le Monde.fr

Gaza : arrêt de l'unique centrale électrique faute de fuel

Le Monde | 27.12.2013 à 11h06

Des Palestiniens attendent pour pouvoir remplir leur gazinière, le 6 novembre à Rafah.

Ce dernier fait allusion à la décision prise le 24 décembre par Israël de fermer ce point de passage à la suite d'une série d'incidents sanglants. La fermeture de Kerem Shalom a été décidée après la mort d'un Israélien, tué par des tirs près de la frontière entre la bande de Gaza et le territoire israélien. En représailles, l'armée israélienne a lancé des raids aériens, qui ont coûté la vie à deux personnes, dont une enfant palestinienne, tandis qu'au moins six autres étaient blessées dans la bande de Gaza.

Le point de passage restera fermé « jusqu'à nouvel ordre », selon le ministre israélien de la défense, Moshé Yaalon. La centrale, qui fournit 30 % des besoins en électricité de l'enclave palestinienne, avait recommencé à fonctionner le 15 décembre après un arrêt d'un mois et demi, faute de carburant. Ce qui avait provoqué des coupures de courant parfois jusqu'à 16 heures par jour, affectant écoles, hôpitau, ou encore usines de traitement des eaux.

Lire le reportage (abonnés) : A Gaza, la pénurie d’énergie provoque une pollution et entrave le développement

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