vendredi 27 décembre 2013

Jean-Claude Juncker à la Commission ? Le « non » d’Angela Merkel

Jean-Claude Juncker THIERRY ROGE/REUTERS Jean-Claude Juncker. THIERRY ROGE/REUTERS

La course est loin d’être gagnée pour Jean-Claude Juncker, « prêt si on le lui demande » à être le candidat du Parti populaire européen (PPE) pour la présidence de la Commission européenne après les élections de mai 2014.

Ces derniers jours, Angela Merkel a exprimé à divers interlocuteurs ses plus vives réticences à l’idée de voir l’ex-premier ministre luxembourgeois porter les couleurs de sa famille politique. Hostile, au départ, à l’idée de désigner un chef de file, la chancelière allemande ne veut pas prendre le risque de soutenir un candidat qu’elle juge « problématique », notamment parce qu’il pourrait heurter certains aspects du programme de Berlin pour l’Europe. Angela Merkel, indique une source gouvernementale allemande, avait, en revanche, fait savoir discrètement qu’elle appuierait la candidature du Luxembourgeois s’il voulait devenir secrétaire général du Conseil de l’Europe, l’institution strasbourgeoise qui veille sur le respect des droits de l’homme. Jean-Claude Juncker aurait à briguer ce poste.

La perspective d’un veto de la chancelière rassure, au passage, le nouveau gouvernement du Grand-Duché, qui s'épargnerait ainsi un casse-tête : comment aurait-il justifié un éventuel veto à la nomination de Jean-Claude Juncker ? La coalition libérale-socialiste-écologiste dirigée par Xavier Bettel est née d’une volonté d’écarter le Parti chrétien social et son inamovible chef, affaibli mais encore vainqueur des élections d’octobre…

Sortir du bois... ou pas

Au PPE, l’opposition de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) à la candidature de l’ancien président de l’Eurogroupe va compliquer un peu plus la donne. Les prétendants sont, en théorie, nombreux, mais lesquels oseront « sortir du bois » au risque d'essuyer une défaite qui leur serait néfaste au plan national ?

Aucun candidat ne fait l’unanimité à ce stade. Le chef du gouvernement irlandais Enda Kenny a les faveurs du premier ministre britannique ,David Cameron, ce qui le rend suspect aux yeux de beaucoup. Le Finlandais Jyrki Katainen a été l’un des premiers à se dévoiler, mais ce dirigeant mal connu d’un pays du « triple A » devait effrayer les Etats du Sud. Berlin penche pour son collègue polonais Donald Tusk. Mais celui-ci, au pouvoir depuis 2007, est en difficulté dans son pays. Le Letton Valdis Dombrovskis semble toujours sur les rangs. Le commissaire européen Michel Barnier est en campagne. Mais il n’a pas été premier ministre et lui faudrait-il pouvoir compter, lui, l’ancien ministre UMP, sur le soutien d’un gouvernement de gauche… Il lui faudrait aussi vaincre les réticences allemandes et cela fait beaucoup.

Le PPE devra trancher début mars. Dans l’intervalle, le social-démocrate allemand Martin Schulz, candidat du Parti socialiste européen (PSE), peut poursuivre sa campagne, mais il est tout sauf certain de l’appui que pourrait lui apporter Angela Merkel. « En visite à Paris, elle a dit "pourquoi pas ?", mais on ne sait pas ce qu’elle fera », explique un proche du président du Parlement européen.

Pas plus de certitude du côté de la troisième famille politique, l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE) : le duel entre le Belge Guy Verhofstadt et le Finlandais Olli Rehn menace de briser la formation. Un deuxième médiateur a été appelé en renfort. Aux côtés du premier ministre néerlandais, Mark Rutte, Christian Lindner, président du Parti libéral-démocrate (FDP) allemand, tentera de sortir de ce conflit d’ici au 1er février, date du congrès de l’ALDE…

Jean-Pierre Stroobants

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Deux des Pussy Riot persistent à vouloir « chasser » Vladimir Poutine du pouvoir

Le Monde | 27.12.2013 à 13h11 • Mis à jour le 27.12.2013 à 13h12

Les deux membres des Pussy Riot libérées cette semaine ont tenu une conférence de presse à Moscou vendredi 27 décembre.

Nadejda Tolokonnikova, l'une des deux jeunes femmes du groupe contestataire russe Pussy Riot libérées le 23 décembre, a dit vouloir « chasser » le président Vladimir Poutine du pouvoir. La jeune femme a ajouté qu'elle souhaitait que l'ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, gracié par le président russe après dix ans de détention, brigue la présidence et remplace Vladimir Poutine.

Lire le portrait (édition abonné) : Les trois vies de Khodorkovski

« En ce qui concerne Vladimir Poutine, nous n'avons pas changé de position. Nous voudrions continuer à faire ce pour quoi on nous a mises en prison », a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse à Moscou. « Je suis solidaire de cela », a assuré Maria Alekhina aux côtés de Nadejda Tolokonnikova.

Mikhaïl Khodorkovski, l'ancien homme le plus riche de Russie, a quant à lui été libéré le 20 décembre d'une colonie pénitentiaire en Carélie, dans le Grand Nord russe, à la suite d'une grâce accordée par Vladimir Poutine. L'ancien patron du groupe pétrolier Ioukos a été incarcéré pendant dix ans pour « fraude fiscale » puis pour « détournement  ». Il a assuré, dimanche à Berlin, ne pas vouloir s'impliquer dans « la bataille pour le pouvoir ».

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Corruption : le gouvernement turc fait pression sur la justice

L'annonce en a été faite par M. Akkar lui-même, qui en a profité pour livrer aux médias turcs ses quatre vérités dans un communiqué. « J'ai découvert aujourd'hui que j'ai été muté de ma juridiction sans qu'aucune raison ne soit donnée. Tous mes collègues ainsi que le public devraient savoir que, en tant que procureur, j'ai été empêché de lancer une enquête. » Il a notamment mis en cause la police, qui n'aurait pas exécuté les nouveaux mandats d'arrêt qu'il avait lancés à l'encontre d'une trentaine de personnes, dont des députés et des hommes d'affaires. « Par le moyen de la police, la justice a été soumise à des pressions directes, et l'exécution d'ordres donnés par les tribunaux a été entravée. »

Pour justifier cette mutation, le procureur général d'Istanbul, Turhan Colakkadi, a expliqué que le magistrat n'avait pas respecté le code de procédure pénale. Selon lui, Muammar Akkar avait donné des informations aux médias et n'avait pas fourni à ses supérieurs des rapports réguliers sur l'avancement de son enquête.

Lancée la semaine dernière, la vaste enquête anticorruption qu'il menait a provoqué la démission de trois ministres, dont les fils ont été inculpés. Elle a contraint mercredi soir le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, à procéder en urgence à un vaste remaniement ministériel.

Lire la synthèse de notre correspondant (édition abonnés) : Cerné par les affaires, le système Erdogan vacille

L'AKP, « ÉTAT PARALLÈLE »

Cette enquête se déroule sur fond de guerre ouverte entre le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002, et la confrérie du prédicateur musulman Fetullah Gülen, qui fut longtemps son alliée.

M. Erdogan a accusé, sans la nommer, l'organisation de M. Gülen, très influente dans la police et la justice turques, de constituer un « Etat dans l'Etat » à l'origine d'un « complot » contre son gouvernement. Une accusation reprise en miroir par l'opposition, qui estime que M. Erdogan cherche à gouverner le pays par l'intermédiaire d'un « Etat parallèle », l'AKP.

Lire l'éclairage : Scandale de corruption : quel rôle joue l'influente confrérie Gülen ?

Les néonazis allemands s'entre-déchirent

Le Monde | 27.12.2013 à 12h41

Holger Apfel, président démissionnaire du NPD, au centre de la photographie.

Cause de la disgrâce : Holger Apfel est soupçonné par eux d'être homosexuel, rapporte Le Figaro.  « Fait réel ou intrigue, le soupçon est un arrêt de mort politique dans cette formation. A la différence d'autres partis d'extrême droite en Europe, le NPD est intransigeant sur l'homosexualité », explique le quotidien. Le président, menacé d'exclusion, a donc préféré prendre les devants et démissionner. 

UN PARTI MINÉ PAR LES PROBLÈMES FINANCIERS ET JUDICIAIRES

Son remplaçant, Udo Pastörs, est perçu en Allemagne comme plus radical que son prédécesseur. Le Figaro explique ainsi qu'un ouvrage de Joseph Goebbels, ministre de la propagande d'Hitler, trône en bonne place dans la bibliothèque du nouvel homme fort des NPD, dont Udo Pastörs n'a pris la tête que de façon provisoire.

Car un autre faucon du parti, Udo Voigt, ancien chef du NPD, aimerait également représenter le parti aux élections européennes de 2014. Cette guerre des chefs à venir risque donc d'aiguiser les dissenssions internes des néonazis allemands.

Les Etats régionaux allemands, les Länder, ont en effet déposé une demande d'interdiction du NPD, mis en cause pour des liens présumés avec une organisation criminelle. Le NPD, a également vu ses soucis financiers s'aggraver après avoir été dépourvu de financement public, pour cause de soupçons de malversations.

Lire le reportage (abonnés) : En Allemagne, les néonazis narguent l’exécutif

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Amnistiés, les militants de Greenpeace commencent à quitter la Russie

Le militant de Greenpeace Dmitri Litvinov a obtenu jeudi 26 décembre son passeport pour quitter la Russie, après avoir été amnistié.

Le militant Dmitri Litvinov a quitté Saint-Pétersbourg jeudi à bord d'un train en partance pour Helsinki, en Finlande, avant de rejoindre Stockholm (Suède) par ferry. « Je quitte la Russie avec des sentiments mitigés, a-t-il confié. Je ressens d'un côté le soulagement que tout soit terminé et de l'autre un sentiment d'injustice car on nous considère comme des criminels. »

Le militant avait reçu dans la journée un visa lui permettant de quitter le territoire russe après avoir été amnistié, comme 13 autres membres de l'équipage de l'Arctic-Sunrise, dont le Français Francesco Pisanu. Vendredi, ce sont cinq Britanniques et un Canadien qui ont décollé de l'aéroport de Saint-Pétersbourg, sans préciser leur destination. Les douze autres militants amnistiés restants doivent recevoir vendredi leur visa pour quitter le pays, à en croire le service fédéral d'immigration russe.

Les « 30 de l'Arctique », comme avaient été surnommés ces militants de Greenpeace, avaient été arraisonnés le 18 septembre en mer de Petchora alors qu'ils menaient une opération à bord du brise-glace Arctic-Sunrise contre la plateforme pétrolière Prirazlomnaïa, exploitée par le gazier russe Gazprom dans l'Arctique. L'ONG entendait attirer l'attention sur les dangers des forages pétroliers dans cet écosystème fragile.

Lire (édition abonnés) : Les « 30 », un équipage aux 18 nationalités et aux motivations multiples

AMNISTIÉS, COMME LES PUSSY RIOT

Inculpés dans un premier temps de piraterie, un crime passible de quinze ans de prison au maximum, les militants ont vu leur chef d'inculpation requalifié par la suite en « hooliganisme », délit qui leur faisait encourir jusqu'à sept ans de détention.

Libérés sous caution en novembre, ils ont bénéficié du décret d'amnistie du 18 décembre. Votée par le Parlement russe à l'occasion du vingtième anniversaire de la Constitution russe, la décision concerne également les membres du groupe contestataire Pussy Riot qui purgeaient une peine de deux ans de détention pour avoir chanté en février 2012 une « prière punk » contre Vladimir Poutine dans la cathédrale de Moscou.

Lire le décryptage : Russie : comme Greenpeace, les Pussy Riot bientôt amnistiées ?

Sur les 30 membres de l'équipage, les 26 non-Russes ne pouvaient jusqu'alors pas sortir du territoire, car ils avaient été interpellés en mer sans visa pour la Russie, ce qui les empêchait de la quitter. Quant aux autres, ils sont l'objet des inquiétudes de Dmitri Litvinov : « Les poursuites contre nous sont levées, mais l'affaire n'est pas close. Je m'inquiète pour les autres qui vivent en Russie. »

Dirk : vue du ciel, une ville anglaise sous les eaux

Des vidéos aériennes montrent la ville de Surrey, dans le sud de l'Angleterre, complètement sous les eaux après le passage de la tempête Dirk. Si bien que les habitants optent pour le canoë comme moyen principal de déplacement.

Le Royaume-Uni est le pays qui a le plus souffert de la tempête Dirk qui a soufflé sur l'ouest de l'Europe. Jeudi 26 décembre, quelque treize mille foyers britanniques restaient sans électricité.

Le Monde.fr

Un tribunal russe ordonne l'arrestation de Sergueï Pougatchev

Le Monde | 26.12.2013 à 14h35

Déjà déficitaire en 2007, Hédiard conserve, depuis, des comptes assortis au rouge de ses boîtes en métal et autres minicartons à chapeau.

La justice russe a lancé un avis de recherche contre le milliardaire Sergueï Pougatchev, propriétaire de l'épicerie de luxe française Hédiard, dans le cadre d'une enquête sur la faillite en 2010 de sa banque, Mejprombank, rapporte jeudi 26 décembre le quotidien Kommersant.

« Le tribunal Basmanny de Moscou a ordonné l'arrestation par défaut de Sergueï Pougatchev », qui est actuellement à l'étranger, écrit le journal, citant des sources proches du dossier. Selon Kommersant, l'homme d'affaires est soupçonné d'escroquerie à grande échelle, un délit passible d'une peine allant jusqu'à dix ans de prison en Russie, dans le cadre de l'enquête concernant la faillite en 2010 de la banque Mejprombank, qui aurait effectué des transactions douteuses en sortant des actifs de Russie pour ses propriétaires.

LE « BANQUIER DU KREMLIN »

Considéré dans les années 1990 comme le « banquier du Kremlin », Sergueï Pougatchev, oligarque et ex-sénateur de la région de Touva (Sibérie orientale), a bâti un empire en Russie, mais a aussi acheté nombre d'actifs à l'étranger, parmi lesquels, en 2007, l'épicerie fine française Hédiard. Il a réinjecté en novembre 2,2 millions d'euros dans l'enseigne, placée en redressement judiciaire un mois plus tôt. Son fils, Alexandre Pougatchev, est devenu en 2009, à 23 ans, le propriétaire d'un titre jadis emblématique de la presse française, France Soir.

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